Présentation

Les prestations du panache du crapaud :

Réfection de fauteuils, canapés, chaises, méridiennes, rocking-chair, chaises longues et transat, pour l’intérieur et l’extérieur.
Retapissage de table médicale ou de massage, en skaï aux normes hygienne
Confection de rideaux et stores
Fabrication de banquettes et tête de lit sur mesure en collaboration avec un menuisier

L'histoire du panache du crapaud

C’est une histoire de reconversion professionnelle empreinte du désir de faire de ses mains et de l’envie de remettre la créativité au centre.
Après 18 ans de travail comme architecte puis maître d’ouvrage, j’ai amorcé en 2022 un virage professionnel, et décidé de me reconvertir comme tapissière décoratrice.
Je désirais faire avec mes mains, engager mon corps dans mon futur métier, et avoir une production palpable dont je puisse être fière.
C’est d’abord l’approche par le textile qui m’a conduite vers ce métier, ainsi que le sens de la réparation et le plaisir de faire renaître un objet.
Puis rapidement, j’ai perçu le potentiel de créativité de ce métier. D’une part au travers des associations de matières, de couleurs, de motifs. Et d’autre part car la maîtrise de ces techniques de réfection de fauteuils pouvaient me permettre de ré-inventer un objet, et de maîtriser la réalisation de prototypes.
J’ai obtenu mon CAP de tapissière garnisseuse en sièges en juin 2023 après une année de formation chez Sonia Organistka, tapissière décoratrice à Grenoble.

Ainsi, « Le panache du crapaud-Tapisserie Décoration Tissus » est né !
...et s’est installé au Quai, ancienne usine transformée par la collectivité en ateliers d'artistes et d'artisans, située 135 rue du commandant Chaix à Pont de Barret dans la Drôme.

Tapissier Drôme



Labellisée artisan des métiers d'art !

Le Dauphiné libéré parle du panache du crapaud !

photo de l'article du dauphiné libéré titrant "Elle compte dépoussiérer l'image du tapissier-décorateur" avec une photo de Chloé Dautrey dans son atelier avec une chaise devant des échantillons de tissus colorés. Article et photo de Zoé Barbier

Elle compte dépoussiérer l'image du tapissier-décorateur

Chloé Dautrey a ouvert son atelier de tapissier décorateur à Pont-de-Barret il y a un an. Son défi : dépoussiérer ce métier d'art peu connu des jeunes générations, de surcroît dans un village de 660 habitants.

Comment dépoussiérer l'image du tapissier décorateur ? Démocratiser ce métier qui, non, ne consiste pas à dessiner les motifs des tapisseries ? Sortir du "c'est hyper cher et c'est pour les vieux" ? C'est le challenge que s'est lancé Chloé Dautrey, 43 ans, en ouvrant son atelier de tapissier décorateur dans son village l'année dernière.
Habitante de Pont-de-Barret depuis une quinzaine d'années, cette architecte et maître d'ouvrage à lâché son premier métier pour se tourner vers une activité qui "correspond davantage à [ses] valeurs". Moins de trajet en voiture, moins de stress, des projets à son échelle et surtout, la conviction qu'on peut donner une seconde vie au mobilier plutôt que de le jeter parce que les ressorts débordent ou que le tissu est déchiré. Ajouter à cela un amour pour le tissu, et la quadragénaire se forme auprès d'une tapissière de Grenoble.

" on peut sortir de l'ultra classique"

Aujourd'hui installée au premier étage du Quai, cet espace de création qui accueille une vingtaine d'artistes et d'artisans d'art, Chloé Dautrey redonne une seconde jeunesse à tous les "mobiliers textiles" (fauteuils, têtes de lit, paravents, rideaux...) dans son atelier d'une vingtaine de mètres carrés. Pour les faire entrer dans la modernité, elle aime travailler avec des tissus colorés. " je trouve ça chouette de se dire qu'on peut sortir de l'ultra classique." De casser l'imaginaire "qui voit les motifs Louis XVI avec les grosses fleurs", s'amuse-t-elle.
Une vision qui, selon elle, empêche les quadragénères de s'offrir une restauration de fauteuil. Et qui va de pair avec le prix. " il y a un fantasme avec le sur-mesure qui serait forcément très cher. Ça peut aller de 150 € pour une chaise à 1200 € pour une bergère, mais tout dépend de la quantité de travail" illustre l'artisane, qui redouble d'efforts pour rendre son activité accessible.

Bientôt des formations ?

À l'avenir, elle réfléchit d'ailleurs à proposer de petites formations pour que le grand public puisse apprendre à réparer des pièces simples. Elle devrait aussi se former aux tentures murales, qui l'intéresse pour leur rôle de correcteur thermique et acoustique. La preuve que tapissière et architecte sont finalement deux professions pas si éloignées.

Zoé Barbier
Article du Dauphiné Libéré du 30 10 2024